Flash info

02 juillet 2014

Juste un petit mot pour donner quelques nouvelles rapides car je ne suis pas sûre d’avoir beaucoup d’internet par la suite.  Je reviens d’un road trip dans le nord du Québec et en Gaspésie de 10 jours avec Julien. Homard, ours noir, orignal, baleine, microbrasserie, rando, kayak de mer, on s’est fait plaisir!

Je quitte le Québec dans 2 jours pour Cuba, ma dernière destination. Eh oui, le périple touche à sa fin… Gros snif… L’atterrissage à Paris se fera le samedi 26 juillet de bon matin (8h20)  et puis le train me mènera à Toulouse le dimanche 27 juillet. Fin du périple à 16h46…

A bientôt donc sur  notre bonne vieille métropole!

des bisous

 

 

Montréal

2-9 juin 2014

Le train de New York m’amène tranquillement à Montréal en …12 heures ( 1 de retard). Le paysage est vraiment magnifique, des lacs, de la forêt, encore des lacs… on a parfois la sensation que le train roule sur l’eau tellement on en est proche…

Et me voici enfin à Montréal, depuis le temps que je voulais la voir cette ville! Beaucoup d’accent français par ici mais quand même c’est le québecois qui prédomine et heureusement car j’adore cet accent !

 

J’ai retrouvé à Montréal Fannie et Raphaël des insaliens et leur petite Adèle de 18 mois toute mimi.

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Adèle, Montréal

 

Mon séjour a Montréal est un peu parsemé de pluie  et d’orages mais sur la semaine où je suis restée ici, j’ai quand même eu le temps de flâner et de découvrir une ville qui a l’air très agréable à vivre. Ça me rappelle qu’il y a 6 ans j’avais eu le projet de venir travailler ici…

Je commence ma visite par le musée Centre Histoire situé dans le vieux Montréal pour comprendre un peu plus en détail la naissance du Québec. On commence avec les iroquois qui habitaient là avant l’arrivée Jacques Cartier en 1535 et des premiers colons début 17ème siècle. Le développement du Québec démarre grâce au commerce des fourrures dont celle de castor exceptionnellement douce qui servait à fabriquer les feutres pour les chapeaux. Le déséquilibre hommes/femmes ( 10 pour 1) se fait sentir à cette époque et les “filles de Louis XIV”, des orphelines ou des filles sans fortune dotées spécialement par Louis XIV débarquent pour repeupler le Québec.

Et puis les français perdent la guerre contre les anglais en 1760 et le Canada devient entièrement britannique. On se demande comment le Québec est resté francophone. Peut-être grâce aux milliers d’enfants francophones qui  sont nés par la suite. Les familles étaient très encouragées par l’église pour faire des petits bambins  et il était normal d’en avoir 10 à 15  par foyer…

Une dernière petite info historique, dans les années 1880s, on retrouve des mouvements contre les chinois exactement à la même époque qu’aux E.U. Les buanderies qui s’ouvrent à cette époque sont chinoises car c’est le seul travail qu’ils peuvent exercer.

Le visite se poursuit avec une très belle exposition sur le Montréal des années 1940-1960 qui m’a beaucoup surpris! Et oui, je ne ne le savais pas mais pendant ces années-là, du fait de la prohibition qui était de vigueur aux E.U., Montréal était devenu la ville des excès, des plaisirs, des filles, des effeuilleuses, de l’alcool, de la drogue et des spectacles en tout genre.

 

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Exposition “Scandale, vice crime et moralité à Montréal 1940-1960″ , Musée Centre Historique – Montréal

La plus célèbre  des effeuilleuses était  Lili Saint Cyr qui pour contourner la loi, commençait son show nue dans son bain et se rhabillait ensuite pour ne pas finir nue. De l’effeuillage mais à l’inverse!

Et puis ça va souvent avec, elle était devenue une ville gouvernée par la mafia et la corruption, jusqu’à ce que de grandes figures se battent pour ” nettoyer ” la ville. L’exposition laisse sous entendre que la ville n’est pas encore tout à fait propre…à suivre donc.

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Exposition “Scandale, vice crime et moralité à Montréal 1940-1960″ , Musée Centre Historique – Montréal

 

Je me balade ensuite dans le vieux Montréal qui est assez touristique accolé à la “city”. Sur le parvis de la basilique Notre-Dame, une séance photo de mannequin attire les curieux.

Mes pas me conduisent ensuite dans le quartier du Plateau avec la célèbre rue Mont-Royal. C’est jours de fête toute la fin de semaine alors tous les magasins, restaurants, librairies, disquaires ont envahi la rue avec leurs stands.  Des spectacles de rue et des petits groupes de musique viennent compléter le tableau sous un beau soleil.

C’est l’occasion de goûter à la fameuse poutine que l’on trouve partout ici ! Je ne l’aurai pas mangé à 4h du mat  mais ça ne m’a pas empêché de l’apprécier.  On pourrait dire que ça ressemble un peu à la chorillana de Valpo… L’ingrédient de base : la frite bien sûr ! A ça s’ajoute des petits bouts de fromage et une sauce brune un peu sucrée. Il en  existe beaucoup de variantes comme celle que j’ai prise ici avec poivrons, champignons, oignons et bacon.

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Poutine, restaurant Frite Alors – Montréal

Mercredi, je retrouve Gweltaz, un ancien collègue et sa copine Emily qui vivent là depuis 3 ans. Ils sont sur le départ, le retour en France est prévu pour le mois prochain.

C’est l’occasion de visiter Montréal en vélo un soir de… mauvais temps. Quelques petites gouttes finalement, rien de bien méchant. La balade commence par le pont Jacques Cartier et l’ île Saint Hélène au milieu du Saint Laurent. L’île a accueuilli l’exposition universelle de 1967 dont  il reste encore quelques monuments sur l’île.

 

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La Biosphère, Ile Saint-Hélène – Montréal

On rejoint ensuite le continent pour faire un tour par le port avec ses vieilles usines désaffectées et par la city avec ses banques et ses hôtels de luxe,  avant de monter sur le Mont-Royal. Là, on est comme en pleine forêt, c’est incroyable.

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Parc du Mont-Royal – Montréal

Arrivés au sommet, on voit la ville de Montréal qui s’étend très loin. Des ratons laveur nous font le spectacle dans la descente, c’est vraiment trop drôle ces animaux!

Complètement obnubilés par la bouffe, ils ont même fait peur à des enfants qui avaient de la nourriture dans les mains!

 

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Ratons- laveur, Mont-Royal – Montréal

Le concours international de piano de Montréal se clôture ce vendredi. Vite, une place pour aller écouter les finalistes.  Au programme Beethoven, Rachmaninov, Brahms et Prokofiev pour cette belle soirée à la place des arts.

Le samedi soir c’est la crémaillère de Fannie et Raph, alors l’appart se peuple de bébés qui font place ensuite aux fêtards. Ce qui nous donne l’occasion de profiter de la terrasse de toit avec vue sur le centre d’un côté et le plateau de l’autre.

 

Le dernier jour, après un délicieux brunch de gaufres, je pars pour la Tohu, une grande salle de spectacle de cirque. Et j’y vais juste pour récupérer la gourde que Monsieur Julien Pain a oublié chez une copine…. Arrivée là-bas, je me laisse tenter et je reste voir le spectacle de cirque de fin d’année de l’école de Montréal. Il y  avait du niveau, c’était un très beau spectacle.

 

Je devrais revenir début juillet pour le festival de Jazz de Montréal ( ça dépendra de notre périple dans le nord avec Julien) ou en tout cas pour prendre l’avion pour Cuba le 4 juillet.

Quelques photos:

Prochaine destination: Québec city

 

 

Le changement c’est maintenant !!!

23 mai -01 juin 2014

Passer de l’Amérique Latine aux États-Unis et à New York…et bien je l’ai fait ce vendredi 23 mai, sans dormir ou presque!  Un départ de Managua en pleine nuit,  3 heures de retard, des passagers étalés sur la moquette par terre devant la porte d’embarquement, ça commençait mal! Mais j’ai eu la correspondance de justesse et j’ai quand même battu Julien qui est arrivé avec 4 heures de retard. Finalement, le low cost, ça en vaut  une autre…

Donc me voici à New York… Imaginez vous le changement quelque peu brutal… New York avec ces 8,4 millions d’habitants, énorme mégalopole américaine, des grattes-ciel à s’en tordre le cou, des magasins à rendre dingue les accros au shopping, des publicités placardées partout sur écrans géants, les lumières de Broadway qui font oublier l’obscurité de la nuit,…

Et puis de l’autre côté, les couleurs, les marchés de fruits, de légumes, de fringues et de tout ce qu’on veut, les rabateurs de bus, les vendeurs de rue, les vendeuses ambulantes du bus qui vous crient “TAAAMAAALES” dans les oreilles, les horaires variables, les arrêts en plein milieu de nulle part, le contrôleur qui arrive toujours à passer même si on n’y croit plus, la cumbia, le reggeaton, les chiens sur le toit, les autocollants de jésus sur le pare-brise, la négo, le riz-haricot-poulet, les petites maisons, l’internet bas débit, le rythme de vie différent, les charrettes, la chaleur, …

Mon porte-monnaie l’a très bien compris lui aussi, tout s’accélère…

Le logement étant hors de prix ici, on a élut domicile dans un appartement à Brooklyn, qui était ma fois bien sympathique! Et beaucoup moins cher que l’auberge de jeunesse. Pour vous donner un ordre d’idée, j’ai payé 70 dollars (non, non, ce ne sont pas des bolivianos…) pour ma dernière nuit à New York après le départ de Julien. Et je partageais ma chambre avec 12 personnes!840 dollars la chambre… je n’ai jamais été dans une chambre aussi chère. Ah, on est loin des 2euros la nuit de la Bolivie! Nostalgie, nostalgie…

 

Nous commençons notre visite de New York par le haut de Brooklyn avec un brunch dans Williamsbourg.

Le bus nous fait traverser le quartier où quasiment toutes les personnes sont juives. Des bus scolaires aux enseignes de magasin en passant par les noms des monuments, tout est écrit en hébreu. En me renseignant un peu, j’ai appris que ceux qui habitent ici, ce sont des juifs orthodoxes, ceux qui respectent le plus la loi juive et les traditions. Je n’ai pas pris de photos mais en voici une petite description qui nous rappellerait Rabbi Jacob: les hommes sont habillés avec costumes et longues vestes sombres, chapeaux ronds ou kippa sur la tête et papillotes. Les femmes, la jupe en dessous du genou, petit chapeau et chandail. Un petit air d’années 20 flotte dans l’air…

 

Après le brunch, je craque pour du fromage français et du jambon de pays italien dans petite boutique du quartier. Ca, ça fait plaisir! Pour  vous c’est peut-être banal mais moi ça fait presque 9 mois que je n’en ai pas mangé! Ce qui est bien à New York, c’est que l’on trouve de tout partout. Avec des centaines de nationalités différentes et  170 langues parlées,  la gastronomie newyorkaise ne pouvait être qu’internationale. Pour manger ici c’est donc l’embarras du choix. On y ajoute en plus quelques spécialités new-yorkaises comme le bagel, sorte de pain rond à la texture mi pain mi bretzel que l’on peut manger nature ou fourré avec des cream cheese de toutes sortes: tomates séchées, herbes de provence, oignons confits, ciboulette, etc…

 

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Les cream cheese, Absolute Bagels Manhattan – New York

 

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Bagel au pavot, Absolute Bagels, Manahttan – New York

Notre balade se poursuit à Dumbo, un peu plus au sud, où posés au bord de l’East River, entre le Brooklyn Bridge et le Manhattan Bridge on admire l’île de Manhattan au soleil couchant, tandis que des gentils bambins tous mignons détruisent la plage en  rejetant cailloux et bois dans l’eau. Jusqu’au moment où c’est le drame, il y en a un qui s’en prend une poignée sur le crâne. Étonnant que ce ne soit pas arrivé plus tôt!

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Coucher de soleil sur Manhattan – New York

Le lendemain, c’est le mémorial day, alors attention,  on sort la petite musique de Pretty woman et …. shopping ! Car ce jour-là, il y a des soldes, rien à voir avec les soldats morts pour la patrie mais bon.

Enfin c’était le plan mais avec notre balade dans Manhattan au milieu des grattes-ciel, on en a un peu oublié le shopping. Wall street, le nouveau world trade center, la cathédrale Trinity  du XIXème siècle nichée parmi les immeubles modernes, tout ça vous fait tourner la tête et vous tordre le cou!

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Le nouveau WTC et Trinity Church à Wall street – New York

 

Notre journée s’achève à Broadway, où l’on se croirait comme en plein jour: Publicités et devantures lumineuses aux proportions démesurées sont accrochées partout.

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Broadway la nuit – New York

 

Au milieu de tout ça, la station de police a l’air d’un petit troquet de quartier, au pied d’un immeuble.

 

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Station de police à Broadway – New York

Le mardi, on retourne à Manhattan pour visiter le musée des indiens d’ameriques puis chinatown et little Italy, deux quartiers presque entièrement chinois. Car comme dirait le guide du routard, “le dragon a croqué une part de la pizza”. Fini le temps de la mafia et d’Al capone, les chinois ont conquis une partie du terrritoire et malgré les restaurants de pâtes et crème glace que l’on trouve à chaque pas, ce n’est plus qu’une façade.

 

Ce soir c’est notre premier concert jazz à Brooklyn où un petit groupe de musique  joue dans une petite salle/bar sympa. Tout le monde danse, la bière est pas trop chère (contrairement à celle de Manhattan), et l’ambiance est bonne!

Le mercredi, on s’attaque aux attractions touristiques avec la statue de la Liberté. On ne montera pas dans la couronne, il fallait réserver 3 mois à l’avance… mais en se levant de bon matin, on a réussi à obtenir des tickets pour le pied d’estal. Vous pensez que les pieds de la statue c’est naze ?Et bien pas du tout même si on a crié au scandale devant l’arnaque du casier obligatoire payant pour monter… Ben voyons! Pour ça, ça ne change pas trop de la Bolivie, toujours des surprises à payer en plus.

Francès le rapace nous accompagne le long de la visite. Vous ne comprenez pas ? C’est tout à fait normal. Au début nous aussi, on est restés interloqués en écoutant cette voix nous raconter n’importe quoi et puis on a compris que ces numéros étaient pour l’audio guide enfant. Ca a été un plaisir de compléter la version adulte en se marrant!

Je vous en mets ici un petit enregistrement… Des petites perles!

 

 

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Nos compagnons de visite pour la statue de la Liberté…- New York

 

Sur Ellis Island, son pote Marty le rat musqué n’est plus là. Sûrement un coup de Sandy qui est passée par  là en 2012… Après l’ouragan, Ellis Island et les pontons de l’île de Miss Liberty ont pris un sacré coup. Mais par chance pour nous, les sites étaient réouverts au public.

Revenons à la statue la liberté. Cadeau de la France aux E.U. pour célébrer la république et ses libertés en 1886, elle a été dessinée par l’artiste Auguste Bartholdi. La structure intérieure est de Gustave Eiffel. Elle a subit quelques réparations mais a toujours résisté aux intempéries, offrant son visage  (inspiré de la mère de Bartholdi) aux 12 millions d’immigrants qui sont passés par Ellis Island jusqu’en 1924.

 

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Statue de la liberté – New York

 

 

Dans la salle d’enregistrement, le nombre d’immigrants est monté jusqu’à 5000 personnes par jour… Devant l’affluence, l’île s’est vue agrandie deux fois.

Les témoignages de l’époque sont mitigés. Certains ont trouvé les procédures d’immigration inhumaine et ont été déçus par l’Amérique, d’autres y ont vu l’antre de l’espoir et de la solidarité. Ce qui est sûr, c’est qu’à l’intérieur, une organisation de fer gérait tout ça. Des 6 secondes de pré-examen médical, aux services d’hopitaux, de cantine, traducteurs, etc, ça de chomait pas là dedans.

Le musée nous a fait découvrir que très tôt, le racisme des Native born americans (les fils des premiers immigrants qui sont nés sur le territoire américain, à ne pas confondre avec les native american, les indiens d’amériques) envers ces nouvelles vagues d’immigration pointe son nez.  L’exemple le plus frappant est la loi d’exclusion de 1882 qui interdit aux chinois de pénétrer sur le sol américain. Je vous laisse imaginer la violence envers ceux qui étaient déjà installés sur le territoire quand cette loi est sortie…

Il ne faut tout de même pas oublier que ces native born américains sont des enfants d’immigrants et que sans ces vagues d’immigration, l’Amérique n’aurait pas le même visage aujourd’hui, car ce sont ces immigrants de tous les pays du monde qui l’ont construit!

Au retour, devant la horde de touristes armés de zooms prêts à débarquer, je repense en souriant à l’affiche vue dans le musée…

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Les nouveaux immigrants…, Ellis Island – New York

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Musée de la statue de la Liberté – New York

Si on nous accepte ici c’est qu’on a de l’argent à dépenser !:-)

Pour finir, une photo de la VRAIE statue de la liberté!

 

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La vraie statue de la Liberté… – New York

 

La journée s’achève par un concert des New York Gipsy all stars, un groupe de musique des balkans vraiment excellent. Le clarinetiste était absolument incroyable! Et puis on a la chance d’avoir Ibrahim Maalouf comme invité surprise! Nous on le savait avant d’y aller. Et oui ça sert de parler français à New york pour avoir des bons plans, on se passe le message entre francophones!

 

 

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Ibrahim Maalouf et les New York Gipsy all stars, Drom – New York

Jeudi et vendredi, samedi c’est musées. Et pas n’importe lesquels… Musée d’histoire naturelle, le MoMa (Musée d’art moderne) et enfin le MET (Metropolitan Museum) la pièce maîtresse. Imaginez-vous faire le Louvre en une journée, mission impossible… on s’est donc concentré sur la section Antiquités Egyptiennes qui nous a pris tout de même plus de 6 heures pour la parcourir, et encore, on n’a pas tout lu… C’était super intéressant! Il y avait même des temples entiers reconstruits à l’intérieur du musée.

 

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Temple de Dendur. Antiquités Egyptiennes du MET – New York

Par contre, il faudrait y passer au moins une à deux semaines pour en faire le tour!

Pour le museum d’histoire naturelle, on avait fait un peu la même stratégie, en se concentrant sur les sections planétarium, espace et dinosaure ce qui était déjà un beau programme. Des centaines de squelettes de tyrannosaures, ptérosaures, brachiosaures et autres trucosaures, une belle collection donc ! Avec le MoMa, on bascule du côté de Gaugain avec une très belle expo sur sa période thaitienne, une expo temporaire sur l’art et la psychologie, des peintures européennes du début du siècle et puis bien sûr une section bien moderne avec plus ou moins d’”oeuvres d’art”. On retiendra de cette section, un mur blanc ” frappé” par un jet d’air comprimé, trois énormes bouzes de métal étalées sur le sol intitulées “art moderne” ( ne faites pas de raccourci… ), une vidéo de ballon avec un couple à poil, un nombre incomensurable de “sans titre”,etc… Devant certaines de ces oeuvres on s’est bien marré!

 

Entre deux musées, on profite de central park pour faire un pic-nic de crêpes sur les grandes pelouses. Tous les gamins ou presques jouent au baseball, c’est ça l’amérique!

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Partie de baseball, Central Park – New York

Au détour d’un buisson, on tombe nez à nez avec des voiturettes de la NYPD… Un brin ridicule tout de même pour une voiture de police…

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Voiturette du NYPD sur Central Park – New york.

Les musées nous occupent bien la journée mais que fait-on le soir de ces derniers jours ? Encore des musées pardi! J’exagère, seul l’empire state bulding en avait un pour nous expliquer la construction de ce bulding de 1931 qui a inspiré tant de cinéastes et ce pas plus tard que le premier King Kong de 1933.  11 mois seulement pour construire ce symbole de New York, à raison de … 3500 ouvriers! Aujourd’hui l’empire state bulding sert d’exemple en terme de rénovation du bâtiment. New York essaie de passer au vert et les grattes -ciel sont les premiers visés. Y a du boulot donc !

Empire state bulding, Rockfeller, tour de bateau sur l’Hudson et East River, on se régale de la vue sur Manahattan, central park et la skyline la nuit.

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Vue sur Central park depuis le Rockfeller – New York

 

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New york de nuit depuis le Rockfeller

 

On arrive au dimanche, c’est notre dernier jour ici….

Avec le rendu d’appart, on arrive en retard à l’église pour le gospel. Du coup, on ne sera pas dans la salle principale mais dans une annexe avec retransmission sur écran. C’est un peu dommage mais on a quand même un bon aperçu de ce que ça peut-être une messe façon gospel. Et bien c’est pas mal. Et puis le preche était plutot bien fait alors on comprend mieux pourquoi les églises sont plus remplies ici qu’en Europe…

Il est temps de partir. Julien retourne à Québec et moi je vais prendre place dans ma chambre à 840 dollars (lol…) avant de prendre le train le lendemain de bon matin pour Montréal.

 

Il faudra revenir c’est sûr, il y encore tant de chose à voir ….

 

Si vous avez survécu à la lecture de cet article, un petit quizz vous attend en page 5. :-)

 

Quelques photos:

 

Prochaine destination : Montréal!

Oups, it happened again !

10 mai 2014

ATTENTION, c’est le scoop pas drôle!

Samedi dernier, Granada, dernier jour avec ma soeurette, je me suis fait voler mon gros sac.

Encore me direz vous ? Ben je fais pas exprès !Mais c’est vrai qu’il y a comme qui dirait une certaine symétrie dans mon voyage…c’est arrivé au bout de 2 mois et demi et puis là on est à 2 mois et demi de la fin….  Une symétrie dont je me serais bien passé…

Je vous assure,ça fait chiiiier ! Et comme la dernière fois, je venais de faire toute ma lessive…. je n’ai même pas la maigre satisfaction d’avoir fait cadeau de mes fringues sales….

Cette fois-ci, j’ai innové dans le pas de bol. C’est arrivé à la réception de l’hôtel, pendant qu’on était sorties après le check out…  Et bien sûr, personne n’a rien vu, la fille de l’hôtel était partie trifouiller ailleurs… Soit disant, c’était fiable de le laisser là, il ne leur est jamais rien arrivé.  Mais c’était sans compter sur moi, j’ai perturbé les stats..

On devait prendre le bus tranquillement pour rentrer à Managua et puis bon ben tout ça nous a légèrement retardé… Entre la longue liste du contenu de mon sac à (re)faire en espagnol bien  sûr sinon c’est moins drôle, le policier colérique qui pète un câble parce que les gens parlent trop fort et qu’on y met soit disant de la mauvaise volonté parce-que quand il interroge une personne c’est l’autre qui répond…, on a décollé 4 heures plus tard.

Bref, on ne peut pas dire que la dernière journée a été reposante…

Camille s’envole le lendemain pour Paris… sans sac à dos et très allégée ! Et oui entre les affaires de ma soeur et des affaires données par 3 filles (merci les gens gentils !), je ne repars pas de zéro cette fois-ci… C’est déjà ça…

Mais bon, je n’échapperai pas à plusieurs séances shopping… histoire de perdre un peu de temps et d’argent aussi.

En ces temps de déclaration d’impôt, j’aurais envie de faire une petite remarque : il manque une case dans la déclaration d’impôt pour les “dons” à l’étranger… ça aurait pu être déductible… et plutôt deux fois qu’une!

Et surtout ne me dites pas jamais deux sans trois…. là, ça serait de l’acharnement!

Allez, des articles plus gais sont à venir…. ce léger contre temps m’a quelque peu retardé mais je suis retournée à Granada où  j’ai changé d’hôtel rassurez-vous, pour me poser et écrire quelques articles.

Des bisous  à tous

 

Le fond du monde

01-04 mai 2014

Qu’y a-t-il au fond du monde ? Rien ou plutôt des nuées de fourmis volantes !

Mais avant de rencontrer les fourmis volantes, il s’est passé tout de même quelques trucs depuis notre départ de Léon.

Tout d’abord, on est parties s’arsouiller à Chichigalpa. Et hop, un petit rhum de 18 ans d’âge  derrière la cravate! On a visité la fabrique du célèbre rhum Flor de Caña  que l’on trouve partout ici au Nicaragua.  La visite n’était pas folle surtout un 1er mai, le personnel ne travaillant pas ce jour-là, les ateliers étaient vides  mais on a eu le droit à notre petite dégustation dans les règles de l’art (on aurait dit un cours de sommelier… ) d’un rhum de 18 ans d’age qui était ma foi pas mal. Mais ce n’est pas le plus vieux. Il en existe du 25 ans commercialisé et puis du 30 ou plus qui appartient à la famille Pellas, un des plus riches familles du Nicaragua.

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Entrée d’un hangar de stockage, Flor de Caña – Nicaragua

De la canne à sucre, est extrait le sucre et la mélasse qui servira à faire soit du rhum, soit du combustible en fonction des cours de la bourse. Le rhum est stocké dans des tonneaux qui viennent des U.S. et dans lequel il a été stocké du whisky ou du bourbon pendant un an. Les tonneaux sont bien sur entièrement démontés pour en vérifier l’étanchéité, réparés au besoin et puis les joints chimiques du couvercle sont remplacés par de la feuille de banane… C’est peut-être çà leur secret…

C’est au bout de 7 mois que le rhum prend sa couleur ambrée. Mais pourquoi vendent-ils du rhum blanc alors? Et bien c’est pour ne pas changer la couleur lorsqu’on fait les cocktails que le rhum est blanchi à l’aide de filtres à charbon. Fallait y penser.

Pendant la visite, on a eu l’impression d’être en pleine propagande. Ici, pas de “l’abus d’alcool est dangereux pour la santé” mais plutôt allez-y et sans modération, c’est nous les meilleurs et en plus notre rhum ne fait pas grossir…. Quel argument commercial !

Faut dire que devant le stock de tonneau dans les hangars, va falloir en boire des coups pour écouler tout çà !

En sortant, notre petit verre de rhum de 7 ans d’âge à la main, on rallume ( oui je sais c’est sacrilège…) notre cigare que l’on a précieusement gardé depuis Estelí.   Le guide de la fabrique de cigare nous avait dit que le goût en était différent suivant la boisson qui l’accompagnait et que le rhum était sa combinaison préférée, alors devant de tels arguments , ben il fallait bien tester !

Notre chemin nous mène ensuite à Jiquillo. Ce n’est pas le dernier village de cette route qui mène à cette partie de la côte mais presque !  Là on pose nos sacs au Rancho Tranquillo tenu par Tina une américaine qui ne semble pas en top forme. Je ne sais pas si c’est le tabac qui l’a ravagée ainsi ou d’autres drogues. Ceci dit, ça ne l’empêche pas d’être sympathique mais elle m’a a fait de la peine.

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Rancho Tranquillo, Jiquilillo – Nicaragua

 

Ici, on sent déjà que l’on s’approche du fond du monde, pas encore de fourmis volantes mais un coin retiré, loin de tout, au bord du pacifique, avec des petites paillotes en bois et feuilles de palmiers…

Quelques orages et coupures d’électricités s’ajoutent au séjour histoire de se sentir encore plus loin de tout.

Autant vous dire, qu’il n’y avait pas foule niveau touriste… C’était parfait, on a eu la mer pour nous toutes seules !  Hamac, repas végétariens préparés par une dame du village, baignade dans de bonnes vagues, la belle vie quoi !

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Notre petit bout de paradis, Jiquilillo – Nicaragua

2 jours plus tard, on reprend le bus pour Potosí, sur le bord du golfe Fonseca qui fait frontière avec le Salvador et le Honduras. On est venues ici pour marcher jusqu’au cratère du  volcan Cosigüina. Ce volcan faisait partie des plus hauts d’Amérique Centrale avec plus de 3000 m de haut mais lors de l’une  de  ses éruptions  au 19ème siècle il s’est décapité lui-même retombant à une hauteur de 859 m. C’est aussi grâce à lui que l’on doit les petites îlots du golfe qui ont été expulsés lors d’une éruption.

Et là, à Potosí,  on a touché le fond du monde … C’est bien simple, il n’y a rien ou presque. Un seul hôtel dans lequel on ne va pas (on loge chez l’habitant) , quelques tiendas cachées parmi les maisons,   peu d’éclairage publique, pas vraiment de restos, des arbres à poules…

 

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Arbre à poules… Potosí – Nicaragua

Ce qui est frappant c’est le contraste de la terre balayée autour des maisons, faisant penser aux jardins anglais par leur perfection mais sans herbe et puis les déchets jetés çà et là tout le long des “rues”, parfois brûlés partiellement, parfois simplement abandonnés là. L’odeur prend à la gorge…

 

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Vue sur le golfe Fonseca , Potosí – Nicaragua

Voilà ce qu’on voit pendant notre petit tour jusqu’à la jetée sur le golfe. La vue est bouchée. Pas une femme par ici, et on nous dévisage drôlement. On sent qu’il est temps de rentrer, le jour tombe et cette ambiance ne donne pas forcément se promener toutes seules la nuit…

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Jetée de Potosí – Nicaragua

 

Et avec la nuit viennent les fourmis volantes !! C’est l’invasion, il y en a partout ! Dans la chambre, sur le lit, dans les toilettes,  au dehors. L’air est rempli de ces engins volants ! Et puis ça fait mal quand ça pique ! Je dois avouer qu’après cette attaque sournoise je n’ai pas été très sympa avec celles qui m’approchaient de trop près…

On lutte pour ne pas en manger pendant le repas. C’est là qu’on comprend qu’il n’y a que nous, des touristes pour manger dehors la nuit tombée dans une bicoque. On mange notre poisson en regardant un bout d’Harry Potter à la Télé, le pauvre il est lui aussi couvert de fourmis volantes…On ne verra pas la fin, il est temps de se mettre à l’abri, enfin d’essayer au moins.

Le lendemain, à 5h la maison est déjà réveillée  et un des garçons s’affaire déjà à balayer la terre de la cour… Incroyable ! Ils ont sûrement mieux dormi que nous entre les fourmis volantes, le cris des chiens et des poules en pleine nuit, et nos bruyants voisins de chambre…

 

Le guide, rencontré dans le bus en arrivant la veille nous fait faux bond. On l’attend pendant près de 40 min et puis on va voir le collègue de la petite bicoque où l’on a mangé la veille qui enfile ses bottes et s’apprête à nous amener quand l’autre apparaît sur son vélo, l’œil un peu vitreux de celui qui a trop bu la veille…  Bon, j’aurais préféré le petit vieux finalement, mais il s’avère sympa quand même. C’est juste qu’à cause de lui, on s’est pris presque 1 heure de retard et que du coup il faisait déjà bien chaud en partant. 2h 30 de montée en pente douce (un peu plus raide sur la fin) pour franchir les 859 m de dénivelé qui nous séparent du cratère. Au fond, un lac bleu.  Les couleurs sont belles.

 

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Volcan Cosigüina – Nicaragua

 

Par contre, la vue est bouchée, on ne verra rien du Salvador ni du Honduras. Ce ne sera encore pas pour cette fois!

De retour à Potosí, il ne nous reste qu’à reprendre le bus pour retourner dormir à Léon avant de poursuivre notre route vers le sud.

Prochaine destination: Granada.

 

Quelques photos:

Jiquilillo:

Potosí et Cosiguïna:

 

 

C’est qui le plus fort? Fernando ou Pablo?

 3-6 Avril 2014

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Medellín – Colombie

 

Qui savait que Medellín, cette ville aujourd’hui si agréable pour habiter était la plus dangereuse du monde dans les années 90s?
Ben, je l’avoue pas moi! Ça fait partie des actualités que j’ai loupé et puis le seul guide que j’avais pour me renseigner c’était le petit futé qui ne donne pas envie d’être lu, trop de gros pâtés! Peut-être la touche retour à la ligne était bloquée pour l’impression, qui sait?

Donc, c’est pas tout ça mais il faut donc se cultiver un peu!
On commence par la partie plus gentillette avec une découverte de la ville avec un free tour, heureusement mieux que celui de La Paz qu’on a lâché au bout de 20 minutes. C’était même très intéressant.
Cette ville qui a vu naître l’artiste Fernando Botéro  en 1932, possède pas mal de statues de lui sur les espaces publiques. Les corps aux courbes rondes plus que génereuses sont loin de la brindille Kate Moss.  Je préfère ses scultures à ses peintures qui sont un peu spéciales ; jetez un coup d’oeil sur internet, vous comprendrez pourquoi.

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Sculpture de Botéro , Medellin – Colombie

La visite nous amène principalement dans le centre historique dont les places principales se sont refait une santé pour oublier la violence du passé. Une sorte de grand ménage pour se réaproprier les espaces publics. Où sont passés les clochards, les trafiquants et les délinquants? Ailleurs,  sûrement loin du centre…

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place rénovée, Medellín – Colombie

Sur la dernière plaza, on trouve deux statues identiques d’oiseaux de Botéro. Une est neuve tandis que l’autre en lambeaux est restée là pour rappeler l’attentat à la bombe qui a sévit là.

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Pendant ce tour là, pas un mot ou presque sur Pablo Escobar mais des explications sur l’histoire du pays, du sentiment de supériorité des gens de Medellín sur le reste de la Colombie (sisi c’est véridique!), des guerres fratricides entre liberaux et conservateurs qui ont saigné la Colombie pendant une longue période après l’indépendance.
Et puis bien sûr, les groupes paramilitaires dont le plus mondialement connu est les farks qui sont actuellement en tractation de paix avec le gouvernement colombien à Cuba. Mais avec les nouvelles élections, l’issue des négociations est incertaine , un des 2 candidats  étant contre toute négociation…

Le lendemain, on change de thème et on passe à la poudre blanche.
Le principal acteur de cet horrible  conte pour adultes, Pablo Escobar, n’a pas la tête d’un chef de cartel. Si c’était un film, on aurait largement critiqué le casting! Petit gros moustachu, l’air insignifiant sur les photos, qui en le croisant dans la rue aurait pu soupçonner cette autre vie?

Petit dealer de marijuana, il passe vite à la coke et devient le chef du cartel de Medellín qui contrôlait 70 % de la cocaïne de Colombie. Les 30% restants étaient contrôlés par le cartel de Cali.

D’un milieu modeste, il a toujours dit petit qu’il voulait devenir millionnaire et on peut dire que c’était visionnaire. Par contre, est ce qu’il s’imaginait seul avec son garde du corps,  abandonné de tous, traqué, mourrant dans une maison commune de banlieue, abattu par les militaires? Ça l’aurait peut-être un peu refroidi quoique ça n’avait pas l’air d’être son genre…
Et puis il a quand même eu la plus grande tombe d’un cimetière privé et plus de 2000 personnes sont venus à l’enterrement alors ça doit sûrement compenser cette mort ridicule…

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La maison où est mort Pablo Escobar , Medellín – Colombie

Comment est-il tombé de si haut? Surtout une grosse guerre de gang avec Cali, un peu de pression internationale, un peu de politique qui fait que l’état s’en mêle sérieusement et voilà!

Les immeubles de luxe qu’il a fait construire dans Medellín sont aujourd’hui à l’abandon et paraissent en décalage avec les immeubles neufs qui les entourent. Ça fait juste immeubles moches des années 70-80s… mais à l’époque ça devait avoir la classe…
Dommage que l’état qui les a confisqué n’en fasse pas quelque chose d’utilité publique par exemple au lieu de payer des gardiens jour et nuit pour garder des ruines d’un ex patron de la drogue…
Seul un a été partiellement réutilisé pour des restaurants et l’immeuble destiné à sa fille vient d’être vendu à un investisseur privé pour construire un hôtel.

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Immeuble destiné à la fille de Pablo Escobar , Medellín – Colombie

Allez assez parlé de Pablo, Medellín avait autre chose à nous offrir come par exemple le quartier Poblado avec ses petits cafés en terrasse, ses bars, ses petites boutiques propices au shopping. Et oui, c’est ça de voyager avec une autre fille, on shooping ensemble! Bah, moi j’ai acheté de l’utile n’étant pas trop équipé pour les grosses chaleurs de Colombie, le reste ne rentrait de toute façons pas dans mon sac…

J’ai aussi profité du métro pour faire un tour dans une favela pacifiée et admirer la ville d’en haut.. Ça m’a  rappellé celle que j’ai visité à Rio.

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Vue du téléphérique, Medellín – Colombie

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Graph de rue, téléphérique de Medellín – Colombie

Sur une placette, un stand de rue pique ma curiosité. Allez, je  goute ces bouts d’intestins grillés … C’est hyper gras et c’est pas le meilleur repas de tripailles que j’ai mangé mais bon, qui a dit que toutes les spécialités culinaires étaient miracleuses ??

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mmmh la bonne tripaille…

Et puis pour finir sur une note culturelle, j’ai été voir les monologues du vagin version colombienne dans un petit théâtre alternatif. C’était marrant de voir ce genre de pièce dans un pays plutôt conservateur et religieux.  Une bonne leçon d’espagnol en prime!
Et puis pour notre dernier soir avec Raphaëlle qui s’en va travailler dans 1 centre de yoga avant l’arrivée de son copain, on se paye un spectacle de tango, moi attablée devant un bon morceau de viande, tradition argentine oblige. Il paraîtrait que Medellín est le meilleur endroit pour écouter du tango en Colombie!

Petite dédicace à notre chère chanson française, trouvée sur un marché aux puces :

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La vedette, marché de Medellín – Colombie

Quelques photos

de la ville:

 De la favela:

Puisqu’on parle culture, j’en profite pour vous faire partager un moment musical avec des chansons qui passent ici :

Shakira, j’ai vu ce clip dans le bus en arrivant en Colombie, il fallait partager ça ! Contrairement à ce que je pensais elle ne passe pas si souvent que ça :

Et puis des VRAIS tubes :-)  :

http://www.youtube.com/watch?v=QFs3PIZb3js&index=2&list=PLcfQmtiAG0X86jeHk7Tbhjqr6HaYLvZ-c

( ça c’est pour vous entraîner à danser de la bachatta !)

 

 

Prochaine destination : Mompox

Attention ça brûle !

29-30 avril 2014

Léon nous voici !  Bon j’ai pas encore bien compris pourquoi la ville s’appelait Léon, si ce n’est que ça vient d’une ville d’une même nom en Espagne et qu’il y a des statues de lion un peu partout dont une sur la tombe de Ruben Dario un célèbre poète nicaraguayen.

 

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Tombe de Ruben Dario, Léon – Nicaragua

Notre arrivée avait mal commencé avec un vélotaxi qui nous a bien fait payer la course… à 6 fois son prix! Et oui entre les cordobas et les dollars, ça fait une belle différence (1 dollar=25 cordobas)  et il a joué là dessus, alors tout ce qu’on a pu avoir à la fin de la course c’est de diviser le prix par deux… J’ai déjà eu ma dose avec les taxis colombiens, je n’avais pas trop envie de me prendre la tête avec un nicaraguayen, alors des fois, tant pis, il faut juste laisser tomber.

La ville, elle m’a bien plu. Le petit resto français pas très loin de l’hôtel était une bonne surprise, ça faisait du bien de ne pas manger riz, haricot rouge, banane, salade de chou et poulet. Il y a un petit côté  lassant tout de même surtout quand on en mange 3 fois par jour comme à la réserve de Tisey! Du coup, je me suis lâchée sur la langouste à 10 euros… C’était la première fois que j’en mangeais.

 

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Détail de la cathédrale, Léon – Nicaragua

Léon est une petite ville sympathique. Les deux musées que nous avons visité étaient un bonne surprise. Le premier, la fondation Ortiz abritait dans plusieurs maisons de type colonial des peintures d’artistes contemporains d’Amérique centrale. Franchement, il y avait de belles choses. Bon, sur la fin il y avait une ou deux salles conceptuelles avec des trucs bizarres genre une poêle avec une antenne TV collée en son centre….

Lorsque l’on est entrées dans l’autre musée, Légendes et traditions, je me suis dit mais qu’est ce que c’est ce truc de guignol en voyant la marionnette géante de l’entrée…

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La grande marionnette, musée légendes et Traditions, Léon – Nicaragua

 

Ce n’était pas les as de la figurine… mais les histoires étaient drôles.  Ça parlait  le plus souvent de personnages qui errent dans les rues vers minuit et qui font peur aux gens.  Par exemple, un fille qui s’appelait “Toma tu teta”, “prend ton sein”, était laide et n’avait pas de fiancé. Pour se venger des hommes, elle les attirait en découvrant un de ses seins pour que dans la nuit les hommes viennent le lui téter. Puis elle en profitait pour les étouffer.

Beaucoup de sorcières qui se transforment en hibou pour enlever les enfants, en truie pour séduire les hommes  (?) ou des chiens  noir ou blanc qui ont le pouvoir de vous perdre ou de vous ramener chez vous vivant en fonction de la noirceur ou la pureté de votre âme, des calèches de la mort, un crabe qui quand on l’attrape nous indique l’emplacement d’un trésor…

 

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La calèche de la mort, musée légendes et Traditions, Léon – Nicaragua

 

On a aussi vu comment dans les fêtes populaires on se moque du conquistador espagnol et de sa femme géante (du point de vue indigène).

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Y en a un qui perd son froc… , musée légendes et Traditions, Léon – Nicaragua

La visite est aussi ponctuée de vraies histoires car ce lieu est l’ancienne prison qui a vu apparaître  les tortures sous la dictature de la famille Somoza.

Le lendemain, on se frotte au volcan Telica pour aller voir de la lave de près. Le tour est un peu cher mais c’est pas tous les jours que l’on va voir de la lave!

 

Arrivées devant l’immense cratère, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçues devant ces 2 ronds lumineux, rouges certes mais petits quand même.

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Lave du volcan Telica de jour – Nicaragua

Les craquements sonores du volcan et sa vue dans la lumière tombante du jour compensent notre petite déception.

 

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Volcan Telica – Nicaragua

On attend la nuit et c’est là que la lave se révèle comme une myriade d’étoiles au fond du cratère. Alors, avec les craquements sonores en fond, le rougeoiement de la lave dans la nuit noire, on se dit que c’est cool d’être là ! Le spectacle en valait la peine.

On redescend à la frontale sur les pentes du volcan.

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Lave du volcan Telica de nuit – Nicaragua

 

 

Quelques photos:

de Léon

Du volcan Telica

 

Prochaine destination: Jiquilillo

 

Esteli et la réserve de Tisey

26-28 avril 2014

A la gare d’Estelí, un pauvre chien se fait attacher sur le toit du bus avec les bagages. C’est trop drôle et en même temps on se dit que ça va vraiment pas être marrant pour lui. Aie, si B.B avait été là…  Mais quand on prend notre bus pour rejoindre la réserve, entassées à mort à l’intérieur on se dit que le toit finalement c’était pas si mal !

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Un chien sur le toit, Estelí – Nicaragua

 

Au croisement d’un chemin, un monsieur nous attend pour 6 km de piste bien défoncée. Faut un peu le vouloir pour arriver jusqu’ici.

On sent que l’on est déjà sorties des sentiers touristiques car c’est bien simple, dans la finca où nous logeons, nous sommes les seules étrangères et même les seules pensionnaires !

Je ne m’attendais pas à un paysage si sec sachant que la réserve abritait des petits producteurs de café et que j’avais gardé dans ma tête l’image des paysages verdoyants des cafetiers colombiens.  Tout le long de la route, je cherchais à dire, ” regarde c’est plus vert maintenant “, mais ce n’était pas flagrant!! Il faut dire que nous sommes à la fin de la saison sèche donc forcément ça n’aide pas.

Perdues dans notre finca, on part le lendemain à pied visiter une petite communauté La Garnacha. Au programme, petite promenade jusqu’au Cerro Apaguajil, à travers une foret de pins où l’on tombe sur des cahutes d’extraterrestres qui m’ont fait penser au film de Woody Allen ” Woody et les robots”.  Personne aux alentours pour satisfaire notre curiosité alors le mystère restera entier.

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Cerro Apaguajil , Réserve de Tisey – Nicaragua

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Cahute d’extraterrestres, Réserve de Tisey – Nicaragua

On trouvait le cerro très joli avec ses couleurs oranges, noires et dorées avant de se rendre compte sur place que ces jolies couleurs étaient juste la conséquence d’un incendie ! Ironique, n’est ce pas ?

Même les jolis criquets sont en réalité des enveloppes vides que les flammes ont rôties… N’empêche, celui-là il était quand même beau !

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Criquet rôti, La Garnacha – Nicaragua

De retour au centre de la communauté, on visite leur cabane de production de lombrics qui est un bel exemple d’agriculture biologique. Dans ces bacs, de la bouse de vache et  70 kg de lombrics qui travaillent d’arrache pied pour transformer petit à petit la bouse en terreau. Il faut 5 mois pour avoir le bac plein, avant d’en retirer les vers qui restent en surface.   En tout 1700 kg de vers, ce qui est pas mal ! Et comme ces petites bêtes se reproduisent très vite (battent-ils les lapins ?), ils en vendent également à d’autres paysans pour réduire l’utilisation de pesticides.

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Bacs de lombricompost , La Garnacha – Nicaragua

Ce terreau est ensuite utilisé pour l’agriculture et surtout pour le café. Ici, rien avoir avec l’hacienda de café que j’ai visité en Colombie, la production est plus qu’artisanale ! 4 hectares seulement avec une seule période de récolte de novembre à janvier.

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Séparation manuelle de la dernière coque pour obtenir du café vert , La Garnacha – Nicaragua

 Entre les incendies qui ont ravagé plusieurs sentiers, la saison bien sèche qui nous fait douter de l’utilité d’une marche de 16 km aller retour pour voir une cascade sûrement asséchée, notre séjour se termine plus tôt que  prévu. On troque donc une journée de réserve pour une visite de fabrique de cigares à Estelí. Et oui, je n’en savais rien mais le Nicaragua fait partie des rares pays où l’on fabrique des excellents puros (cigares).

La visite de la fabrique de puros Santiago est excellente. Tout nous y est expliqué, de la plantation des arbres que l’on doit replanter chaque année au conditionnement avant la vente.

On commence par la l’étape de fermentation où préalablement le guide nous demande si l’on n’a pas de problème pulmonaires. En entrant dans le hangar, on comprend vite pourquoi, l’air est saturé d’ammoniac à vous donner des difficultés pour parler! Ouf on est contentes de sortir ! Les feuille sont ici déjà classées en 3 catégories d’épaisseur : la plus fine donne de l’acidité,  du parfum  tandis que la plus épaisse donne du corps au cigare. L’intermédiaire permet d’équilibrer les deux. Ce processus de fermentation dure 1 mois, 2 mois puis les feuilles passent au séchage qui peut durer très longtemps ! Ils en gardent sur plusieurs années pour faire des mélanges avec du tabac jeune.

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Fermentation des feuilles de tabac, Estelí – Nicaragua

Et comme pour tout, il y a l’élite des feuilles, la feuille fine et parfaite qui servira à faire la capote. C’est elle qui fait la vitrine par dessus les tripes et la cape qui permet le maintien des tripes. On peut la fumer un peu au bain marie pour lui donner une couleur plus foncée. Ce sera un code couleur pour reconnaître des cigares plus fort en goût.

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un paquet de capotes, Estelí – Nicaragua

 Pour la capote, toute la nervure de la feuille sera retirée tandis que pour la tripaille, on en enlève seulement un peu plus que la moitié pour permettre au cigare garder la cendre attachée  (un bon cigare doit tenir au minimum avec 5 cm de cendres toujours attachée!) tout en se consumant lentement. Du grand art !

En fonction des postes, on trouve soit des hommes, soit des femmes. Pour toutes les étapes concernant la capote, l’étiquetage, en gros les étapes délicates,  ce sont des femmes. Pour les tripailles, la fermentation, l’élaboration des boites, ce sont des hommes. Chacun son job!

 Dans chaque atelier, les gens très gentils nous font participer aux différentes étapes. On se roule même notre propre cigare !

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Camille se roule son cigare, Estelí – Nicaragua

Lorsque l’on découvre la fabrication des boîtes, on se rend compte que beaucoup de marques différentes sont fabriquées ici. Une fabrique ne produit pas une sorte ou une gamme de cigare mais travaille pour des marques étrangères connues. Donc beaucoup de marques concurrentes sortent de la même fabrique, c’est un peu marteau ça…

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Boite de cigares, Estelí – Nicaragua

 

La visite se termine par une dégustation alors même si on n’aime pas fumer, c’est un peu l’occasion d’en fumer un dans sa vie. Surtout que ce n’est pas comme la cigarette, ici il faut crapoter et ne pas aspirer la fumée mais juste l’avoir dans la bouche pour en apprécier les parfums. Finalement fumer le cigare, c’est moins mauvais pour la santé ! Surtout que comme dirait leur nom “puros” (purs), il n’y a que du pur tabac de pas de produits chimiques.

 

Quelques photos :

de la réserve

de la fabrique de tabac

Prochaine destination:  Léon

 

Retrouvailles

25 avril 2014

Aéroport de Managua. Devant le stand d’info touristique, une fille me tape sur l’épaule. On se connaît non ? Mais c’est ma soeur !! Trop cool de se retrouver !! Allez, c’est parti pour 15 jours ensemble !

Managua n’a rien d’extraordinaire, le centre ville ayant été partiellement détruit lors du tremblement de terre 1972.  Du coup, on décide de zapper la ville et de partir directement le lendemain pour le nord et la réserve de Tisey.

Pas de regret en voyant le paysage défiler devant nos yeux dans le bus. Ce qu’on voit de Managua est hyper moderne et pas forcément attractif : des petites maisons de banlieue sans grand charme, des MacDos à gogo, des publicités géantes partout qui vendent du rêve, des affiches politiques à chaque carrefour, des grands axes routiers….

Parmi ce paysage urbain, les arbres jaunes de la révolution sandiniste  ont poussé ça et là sur les grandes places de la capitale.  Une idée de la première dame qui fait polémique  autant sur sa pertinence, le choix  symbolique des emplacements que sur leur coût (20 000 USD pièce) dans un pays où beaucoup de gens vivent en dessous du seuil de pauvreté.

L’histoire du Nicaragua est comme beaucoup de pays d’Amérique latine, compliquée, récente et parsemée de dictateurs en tout genre… Alors malheureusement, la politique et les jeux de pouvoirs passent avant le peuple.  Mais ça, ça ne date pas d’hier…

 

Prochaine destination : Réserve de Tisey

 

Palomino

22-25 avril 2014

Ça y est, j’ai quitté Cartagène.Snif, je l’aimais trop…

J’ai vaincu ma flemme de bouger et me voici à Palomino, un petit village au bord de la route entre Riohacha et Santa Marta. Dit comme ça, ça ne fait pas rêver, mais l’ hôtel est au bord de la mer des caraïbes! La mer ressemble plutôt à l’atlantique avec ses rouleaux qu’à une eau calme bleue turquoise… Mais ça tombe bien j’adore les vagues alors c’est parfait!

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Hammacs alignés à l’hôtel… Palomino – Colombie

En débarquant du bus, je retrouve Françoise  qui est cette fois-ci accompagnée de son chéri Yves. On est contentes de se revoir!

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Françoise, Yves et moi. Palomino – Colombie

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Françoise et Yves sur leur moto. Palomino – Colombie

L’endroit est tranquille et c’est exactement ce que je voulais. Un peu de repos avant le Nicaragua où ma soeurette me rejoint pour 15 jours.
Autant vous dire que les activités ici n’étaient pas violentes. Le matin, petit déj face à la mer puis baignade.  Bien calée dans mon hammac, j’attends tranquillement le repas d’après-midi. Re baignade (oh!),re hammac (oh!)  ou chaise longue en bois et repas du soir face à la mer.   Y a eu des variantes quand même, sinon ce serait lassant :-) .

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Vue de l’hôtel, Palomino – Colombie

A trois sur la moto d’Yves,  on va voir le rio Palomino se jeter dans la mer. Le camp militaire est sur notre chemin mais il suffit de laisser la moto en dehors pour le traverser à pied. A l’intérieur, ça fait vraiment camp de vacances… les gardes de l’entrée jouent avec leur télephone et à part eux, difficile de voir s’il y a quelque âme qui vive!
En plus, de l’autre côté,on peut entrer un peu comme on veut de la plage!

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L’entrée du fameux camp militaire…

Arrivés à destination, le rio est plein d’aigrettes, de hérons, de piafs en tout genre et aussi de vautours. C’est vraiment pas gracieux ces bêtes là. Même dans leur manière de s’envoler c’est ridicule!

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Décollage de vautour… Palomino – Colombie

L’eau est un poil vaseuse mais agréable quand même. Et puis c’est un peu le luxe d’avoir la mer et le fleuve pour se baquer au même endroit!

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La rencontre du fleuve et de la mer, Palomino – Colombie

Quelques photos:

Prochaine destination: Managua (Nicaragua) depuis Baranquilla.